Les cafés indépendants

Les cafés indépendants

Premier post de blog ever. Je vous avertis tout de suite… je ne sais pas trop comment ça marche. Mon but ici n’est pas de faire une carrière en journalisme. Ça fait un peu plus de deux semaine que j’ai terminé mon dernier examen pour la session d’hiver (j’ai bien dit pour la session, et non pour mon BAC) et je réalise qu’avec tout le temps de libre que je vais avoir durant les 4 prochains mois, je pourrais quand même essayer d’être productive.

J’écris donc confortablement assise sur le divan du salon qui va me loger pour les 3 prochains mois. Remarquez ici que je n’utilise pas l’expression « chez moi ». En fait, ça 4 ans que je n’ai pas utilisé cette expression, pour la simple et bonne raison que depuis septembre 2013, j’ai trouvé refuge dans 4 appartements différents, et j’en suis présentement à mon cinquième. Mais bon… pas obligée d’entrer dans les détails.

Disons seulement que pour l’été, je vais m’entraîner à Toronto avec le groupe HPCO (High Performance Center – Ontario), le même groupe avec lequel je m’entraînais en préparation pour les Olympiques. Je ne sais pas à quel point cet article de blog va voyager dans les Internet, alors pour ceux qui ne connaissent pas vraiment mon parcours (premièrement, allez lire ma bio ici et vous en apprendrez déjà beaucoup), la raison qui m’a poussée à revenir à Montréal suite aux succès que l’équipe féminine a vécus à Rio est principalement à cause de l’école. J’attendais donc avec impatience la fin de l’année scolaire pour revenir m’entraîner à Toronto en préparation pour les Championnats du monde de Budapest en juillet (j’aimerais ici prendre le temps de remercier Claude St-Jean pour m’avoir entraînée entre temps)!

L’introduction étant terminée, il est maintenant temps d’entrer dans le vif du sujet de cet article : mon expérience durant la semaine québécoise du café indépendant. Pour ceux qui me suivent sur Instagram ou qui sont mes amis sur Facebook, vous avez probablement vu passé quelques publications de ma part à ce sujet (désolée pour le overflowing).

La semaine #Jaimemoncafé 2017, qui se tenait du 24 au 29 avril, est la deuxième édition d’un genre de festival du café indépendant au Québec. On célèbre donc les coffee shops indépendants, parce qu’on sait tous que la nouvelle tendance est d’aller boire un latté avec un dessin de cœur (et même, si t’es chanceux, un cygne) dans un décor qui implique souvent de la brique blanche et des plantes vertes (et je m’inclus là-dedans).

Ma première expérience dans un café indépendant s’est en fait déroulée lorsque j’étais à Toronto au printemps 2016, au Rooster Coffee House sur Broadview Avenue. C’est par pure coïncidence que j’ai trouvé cet endroit, car il se trouve dans un quartier qu’on pourrait qualifier de résidentiel. En fait, il se situe juste au sommet d’une immense colline qui se trouve un peu en retrait de la ville, faisant en sorte que la vue des gratte-ciels est juste malade. Je dois avouer qu’il n’y a pas de meilleur endroit à Toronto pour aller prendre un café (je reste ouverte aux suggestions). C’est à ce moment-là que j’ai réalisé que l’«expérience café», c’est beaucoup plus que de consommer un liquide chaud et réconfortant qui nous donne le petit kick d’énergie dont on avait besoin. L’expérience café, c’est justement l’expérience qui vient avec, et moins le café en tant que tel.

Rooster Coffee House

Mon copain et moi nous entraînons ensemble depuis un peu plus d’un an. Il est un amateur de café juste comme moi. Avec notre vie d’athlète, on a développé l’habitude de faire une sieste entre les entraînements lorsqu’on nage deux fois par jour (les nageurs de ce monde savent de quoi je parle). On a aussi développé l’habitude que lorsque le cadran sonne, lui se lève un peu avant moi pour aller préparer du café afin qu’on soit bien prêt pour le deuxième entraînement. Ces moments peuvent paraître assez simples ; même le café est la plupart du temps fait à partir d’une machine à filtre. Mais pour moi, c’est mon expérience café préférée. Difficile de dire pourquoi, parce que dans ma tête je sais que ce deuxième entraînement qui s’en vient va être extrêmement dur. Pourtant, à ce moment présent, quand je bois mon café, les cheveux encore mouillés de l’entraînement du matin, je suis juste… heureuse.

C’est donc pour dire que même si je savoure le meilleur café du monde, si je le bois dans un endroit qui n’est pas à la hauteur, il ne sera pas aussi bon. Qui a déjà bu un café dans une tasse thermos dans une station de métro remplie de monde à 8h du matin en route pour aller à l’école ? Je lève ma main plus d’une fois. Est-ce qu’on est d’accord pour dire que le goût du café à ce moment précis est assez fade ? Prenez le même café et mettez-le dans une ambiance un peu plus festive… disons un brunch du dimanche matin entre amis, dans une tasse avec écrit dessus : You are my sunshine. Je ne fais qu’en parler et je m’en lèche les babines !

Bref, la semaine du café. J’ai visité un total de 6 cafés, tous à Montréal. Je vais m’abstenir de faire une trop longue description de chaque endroit, me contentant seulement de vous dire ce qui m’a marqué de chacun et la raison pour laquelle ils sont à essayer.

Café Pista (Beaubien)

Parfait pour une rencontre entre amis. Il est vraiment bien situé (juste en face de la station de métro Beaubien), est super lumineux et a une très bonne vibe. J’ai bien aimé les banquettes style rétro.

Cafellini (Beaubien)

Parfait pour prendre un café on the go. Leur sélection est très variée (ce n’est pas tous les jours qu’on trouve un coffee shop qui sert des cortados).

Les Impertinentes (Mile End)

Probablement le plus beau coffee shop que j’ai visité de la semaine (et des plantes vertes à profusion). Leur menu bouffe est très original (on y sert des jus frais et des tartines faites sur place). Parfait si tu as envie d’un coffee shop qui sert plus que du café et des muffins.

Café Oui Mais Non (Villeray)

Définitivement mon top 1 pour y rester des heures et des heures à étudier. Il y a des grandes tables qui, on dirait, sont là juste pour ça. D’ailleurs, il y a une deuxième section un peu en retrait (et même un sous-sol) si tu veux un peu plus de tranquillité. Ah et au cas où tu n’es pas vraiment dans un mode étude, ils servent aussi une vaste sélection de bières d’ici.

Café Nomade (Ville-Marie)

Leur bar est vraiment cool (je parle ici du comptoir). Ça peut paraître simple, mais ça vaut le déplacement. Mais le plus cool, c’est leur galerie, où tu peux siroter ton café entouré d’œuvre d’art, assis sur un divan. Ouais… je pense que le mot cool est idéal pour décrire ce café.

Caffe In Gamba (Mile End)

C’est pas compliqué… Tu veux avoir le plus beau dessin dans ton latté ? Tu viens au Caffe In Gamba. Leur gérant (et mon ami) Simon-Pierre Caron a été voté l’un des meilleurs baristas à Montréal par le magazine Cult.

À ton tour maintenant d’en essayer un ou deux selon ce que tu recherches comme expérience café!